musicothérapie
vous me croyez si je vous dis que c’est un peu l’histoire de ma vie…?
vous me croyez si je vous dis que c’est un peu l’histoire de ma vie…?
si les démons intérieurs sont indéboulonnables, on réussit quand même parfois à les snober. genre “ce soir je ne veux pas vous voir misérables mécréants mais m’amuser comme une jouvencelle hystérique”.
mardi soir, c’est entourée de braseros que j’y suis parvenue. c’est que discuter avec tout plein de nouvelles têtes (certaines déjà rencontrées, d’autres fraîchement débarquées dans la vraie vie, celle où la voix remplace le clavier) autour de plus de trois kilos de viande en train de cuire ça vous allège l’esprit, mine de rien. mais pas l’estomac.
bilan de la soirée:
- les embouteillages, ça se traverse (avec panache) grâce à Nostalgie.
- B. trouve que j’ai un air de Julia Roberts dans le plafonnier (il est gentil B., j’espère juste que la drogue ne l’emportera pas prématurément); sachant que R. trouve lui que je ressemble à Uma Thurman (j’ai l’air si glacial?) alors que J.-B. penchait plutôt pour Christina Ricci, je vous laisse imaginer quel (improbable) combo cela donne.
- L. sait adopter l’accent chinois comme personne (même pas les Chinois eux-mêmes).
- une rencontre (du troisième type) avec Willy Denzey (ou Tragédie, on a pas encore clairement tranché).
- pouffer de rire en buvant un Monaco, c’est difficile (merci C.).
- W. se demande comment je peux être “aussi grande”; sur le coup je n’ai pas bien su lui répondre, mais après réflexion je pense que ça a un rapport avec les Skittles (ou le Candy’Up à la fraise).
- un pauvre mec qui vomit à la table de derrière c’est glamour, raffiné, et appétissant en diable.
- E. pense que je ferais une bonne nanny.
- le café gourmand c’est bon, mangez-en (par contre pour J. la prochaine fois au chocolat, les macarons).
bref. ce resto brasero n’a pas réchauffé que la viande. (merci la fine équipe.)
certaines évidences vous cueillent au réveil, sans crier gare. (malgré des prémices nocturnes.)
on a beau lutter contre ses démons, ils sont toujours là. un peu comme une ombre, impossibles à semer. faire semblant ne sert à rien. détourner les yeux non plus.
la peau se dore. l’esprit s’allège.
mais l’humeur menace.
et le cœur saigne. encore.
succession de protagonistes pour de nouvelles réjouissances.
le soleil est au rendez-vous. je suis entourée de gens suffisamment tarés (E. et B. n’échappant pas à la règle) pour être de fort agréable compagnie. certaines n’hésitant d’ailleurs pas à révéler leur identité secrète de cascadeuse sponsorisée par Laguiole.
les bons moments s’enchainent et ça fait du bien. réussir à lâcher prise, même furtivement, a ce je-ne-sais-quoi de grisant.
(bon par contre mon foie m’en veut, le sommeil m’a définitivement quittée et mes neurones demandent le divorce. mais je ne vais pas m’en plaindre.)
il ne manque plus que cette fâcheuse impression que la redescente sera rude disparaisse.

“le travail est dangereux pour la santé. à pratiquer avec modération.”
(cruel) manque de sommeil et réveil grognon me poussent à rechercher l’efficience: à ceux qui souhaiteraient occuper leur samedi soir et qui se trouvent dans les parages, je suggère ceci. et je dis pas à peine ça parce que j’y serai bénévole.
si certains veulent venir me claquer la bise, me serrer la main ou même tenter le salut martien, je serai cette fille à l’œil “pétillant” à la billetterie. à moins que je ne sois partie tenter de troquer mon corps âme contre un litre de café noir.