shitty Friday
levée en retard. obligée de se saper à l’arrache. pas eu le temps de petit-déjeuner. encore moins d’en finir avec le ménage.
j’ai toujours la marque des draps sur la joue. il pleut et mon parapluie ronfle chez moi.
il est 10h et je ne rêve que d’une chose: me rouler en boule sous mon bureau jusqu’à 18h, heure à laquelle je pourrai enfin rentrer, prendre une bonne douche chaude, passer l’aspirateur et me caler avec un bon bouquin ou devant des zombies.
alors oui, en effet, je focalise sur l’accessoire. mais parfois ça fait du bien.
et ça évite de penser au reste.
goodbye self control
je sais pas trop ce que j’ai en ce moment.
tout ce que je sais, c’est que j’ai envie d’écouter du metal très fort et complètement bourrée. de foncer droit vers la gare sauter dans le premier train pour le sud en espérant m’y vider complètement la tronche. et d’en ramener mes Doc’ noires et la veste de surplus militaire que je portais à 23 ans.
celle avec le flocage en feutrine noire de “Jesus superstar”.
sur la bonne voie
(Patwon) “Coline?
(collègue #1) - Attends, elle vomit son collutoire et elle arrive!
(collègue #2) - Ouais enfin dès qu’elle a fini de muer hein…”
Kevin, 15 ans, est prié de venir récupérer sa voix virilo-hésitante à l’accueil de mon boulot.
une (légèèère) fatigue + des nuits sans sommeil à grand renfort de nicotine + une décharge personnelle et saisonnière = je suis aphone. ou transsexuelle. (selon l’inclination de Dame Nature à amuser mon entourage immédiat.)
mes collègues m’ont donc demandé si mes parents étaient des cons de refuser que je joue sur ma PS3 jusqu’à minuit, si j’allais l’avoir, finalement, ce scooter, et si j’avais réussi à emballer Kimberly en sortant du McDo.
mouais mouais mouais…
(ils se foutront moins de ma gueule quand j’aurai récupéré ma voix cristalline et haut perchée.)