musicothérapie
petite, j’étais fascinée par les hurluberlus. aujourd’hui, par les libres penseurs.
pourquoi changer de registre hein.
petite, j’étais fascinée par les hurluberlus. aujourd’hui, par les libres penseurs.
pourquoi changer de registre hein.
ça faisait des mois que je ne régurgitais que des nuances de gris. voici donc l’amorce d’un noir nouveau. mais Dieu reconnaîtra les siens, rassurons-nous.
je connais la genèse mais ignore le nom de la bête. cette enclume sur la poitrine qui essaie de se frayer un chemin jusqu’aux poumons. l’envie soudaine et éternellement inassouvie de hurler les yeux clos. (Paris, vois-tu, est une femme qui manque d’endroits où vocaliser anonyme.) pute d’ogresse qui me bouffe.
rude verbalisation d’un âpre ressenti. l’auto-maïeutique est à l’image de la venue au monde ami, elle a lieu dans la douleur. (et la téquila.)
combattre ses fantômes de toujours pour mieux flotter parmi les monstres. résister à la nuit et ne voir au “réveil” que la foule désincarnée du métro. vivre comme un pantin privé de légèreté. les bulles de savon, c’est pour les enfants. tu piges ça à l’adolescence et passes le reste de ta vie à essayer de t’y faire.
j’ai beau chercher une issue, tout ce que j’ai c’est la certitude que ma tentative est inadaptée. les autres? ils font semblant. on fait tous semblant. simulacre collectif vain et désespéré.
je ne sais pas où va le monde mais il compte à l’évidence s’y rendre sans nous.
“¡qué amargos son los hechos que adivinas! ¡qué oscura es la ronda de tu recuerdo!”
(finalement, la quatrième dimension, c’est comme tout: on s’y fait.)