saloperie
le point d’orgue d’une journée fantôme aura donc été d’apprendre que cet enfant de putain de crabe a gagné.
je ferme les yeux très fort en espérant figer le sablier et m’engouffrer dans une brèche de quelques jours du continuum espace-temps.
…
mais là, tout de suite, j’ai juste envie de hurler jusqu’à ce que ma tête éclate.
moody
matin sans masque.
tu te lèves, déjà vidée, et commences par répandre ton petit déj’ au sol. ça t’apprendra à vouloir te sustenter, loukoum. puis tu te traînes jusqu’à la douche, te cramer un peu après avoir grelotté devant le lavabo. en sortant, tu essuies la buée du miroir pour vérifier. on sait jamais… vite déçue, tu attrapes les fringues propres qui gisent sur le canapé en attendant de te donner la vague impression de ne pas te promener à poil sous la neige une fois sortie. et t’en profites au passage pour cultiver ton côté grosse rebelle en refusant de chercher la chaussette assortie.
dehors, de la buée, encore. celle qui sort de ta bouche quand tu halètes tel un veau errant jusqu’au métro. là, toujours les mêmes tronches. différentes et pourtant tristement semblables. tu finis par t’extirper du tube après t’être laissée bercer par ce chaos de fer et de chair et gagnes l’ascenseur qui débouchera un jour lointain sur ta retraite.
là, tu constates navrée que oui, les requêtes qu’on t’adresse sont toujours aussi navrantes. et que non, tu ne peux décemment pas y répondre par un limpide “ne te mets jamais à bosser correctement, mon cœur ne supporterait pas le choc”.
alors tu embrayes sur un café serré/clope tassée assise dans les escaliers, tes yeux dans le vide et ta tête ailleurs. où, tu ne sais pas bien. et tu t’en fous.
il est 9h18. plus que 522 minutes avant… avant quoi au juste?
certaines journées ne sont que douleur silencieuse.
musique
shitty Friday
levée en retard. obligée de se saper à l’arrache. pas eu le temps de petit-déjeuner. encore moins d’en finir avec le ménage.
j’ai toujours la marque des draps sur la joue. il pleut et mon parapluie ronfle chez moi.
il est 10h et je ne rêve que d’une chose: me rouler en boule sous mon bureau jusqu’à 18h, heure à laquelle je pourrai enfin rentrer, prendre une bonne douche chaude, passer l’aspirateur et me caler avec un bon bouquin ou devant des zombies.
alors oui, en effet, je focalise sur l’accessoire. mais parfois ça fait du bien.
et ça évite de penser au reste.
si les astres le disent…
“Amour Il (elle) n’est pas avare de mots d’amour, ce qui vous fait sortir de votre réserve. Carrière Une belle opportunité professionnelle se présente à vous, ce qui vous met de très bonne humeur.”
(DirectMatin, apprenti vendeur de rêve)
achète arbalète en état de marche
donc.
quand je fais des efforts (surhumains, à mon niveau) pour rester poker face, certains pensent qu’ils peuvent se croire tout permis. genre on peut relâcher ses sphincters avec Coline, “elle est cool comme meuf”.
…
je les enverrais bien discuter avec les “anciens”, qui leur expliqueront ce qui leur pend au nez.