y’a pas d’heure pour les illuminations. possible donc pour le WaXou et moi-même de nous apercevoir à 2h30 que nous sommes en réalité des “tapettes de l’affect”. mais oui.
dont acte.
EDIT: le premier qui entrevoit quoi que ce soit de péjoratif dans l’emploi de ce mot prend la porte manu militari. (surtout s’il me connait.)
figurez-vous que même au vert et avec un genou en moins (j’avais déjà pu vérifier à plusieurs reprises la loi de Murphy, mais merci quand même), la tête continue à se la jouer perso. d’où parfois une question métaphysique. comme celle qui vient de jaillir d’une demie-heure passée sous la douche. les antalgiques y sont peut-être aussi pour quelque chose. d’accord.
Sujet: Les errances du cul sont-elles le reflet de celles du cœur?
(vous avez trois heures. aucun document n’est autorisé et pour les courageux, deux points seront réservés à la présentation et à l’orthographe.)
trois culottes (ouais, trois seulement, mais c’est connu: je suis une grosse dégueulasse qui retourne ses culottes pour qu’elles durent plus longtemps), mes lunettes de soleil, un nano gonflé à bloc, le bouquin du moment et ma brosse à dents. le tout au fond d’un baluchon.
mais surtout une route qui s’offre à moi: je me tire. me mettre au vert.
direction la cité des papes, puis celle des bains.
si les démons intérieurs sont indéboulonnables, on réussit quand même parfois à les snober. genre “ce soir je ne veux pas vous voir misérables mécréants mais m’amuser comme une jouvencelle hystérique”.
mardi soir, c’est entourée de braseros que j’y suis parvenue. c’est que discuter avec tout plein de nouvelles têtes (certaines déjà rencontrées, d’autres fraîchement débarquées dans la vraie vie, celle où la voix remplace le clavier) autour de plus de trois kilos de viande en train de cuire ça vous allège l’esprit, mine de rien. mais pas l’estomac.
bilan de la soirée:
- les embouteillages, ça se traverse (avec panache) grâce à Nostalgie.
- B. trouve que j’ai un air de Julia Roberts dans le plafonnier (il est gentil B., j’espère juste que la drogue ne l’emportera pas prématurément); sachant que R. trouve lui que je ressemble à Uma Thurman (j’ai l’air si glacial?) alors que J.-B. penchait plutôt pour Christina Ricci, je vous laisse imaginer quel (improbable) combo cela donne.
- L. sait adopter l’accent chinois comme personne (même pas les Chinois eux-mêmes).
- une rencontre (du troisième type) avec Willy Denzey (ou Tragédie, on a pas encore clairement tranché).
- pouffer de rire en buvant un Monaco, c’est difficile (merci C.).
- W. se demande comment je peux être “aussi grande”; sur le coup je n’ai pas bien su lui répondre, mais après réflexion je pense que ça a un rapport avec les Skittles (ou le Candy’Up à la fraise).
- un pauvre mec qui vomit à la table de derrière c’est glamour, raffiné, et appétissant en diable.
- E. pense que je ferais une bonne nanny.
- le café gourmand c’est bon, mangez-en (par contre pour J. la prochaine fois au chocolat, les macarons).
bref. ce resto brasero n’a pas réchauffé que la viande. (merci la fine équipe.)
certaines évidences vous cueillent au réveil, sans crier gare. (malgré des prémices nocturnes.)
on a beau lutter contre ses démons, ils sont toujours là. un peu comme une ombre, impossibles à semer. faire semblant ne sert à rien. détourner les yeux non plus.