Paris, here I come

ça y est. la réponse est tombée. (et moi avec.)
la possibilité de changer de vie s’offre à moi. faut dire que je suis (un peu) allée la chercher. Paris devrait donc voir sous peu débarquer une gamine pleine de désillusions et d’espérances à la fois. oui, c’est paradoxal. oui, c’est un peu tout moi.
dans l’ordre: déjouer les (nombreux) pièges que me réserve l’administration universitaire, me prostiputer pour trouver un logement, me faire manger toute crue par l’élitisme d’amphi, et décrocher un boulot acceptable.
difficile de dire si c’est le soulagement ou la trouille qui rend mes genoux si inexistants.
fdm
j’en ai marre de tous ces petits clubbeurs à la con qui pullulent à la fac. overdose au bout de seulement 10 jours, ça y est.
y’a du carnage dans l’air.
voilà, c’est dit.
non mais foque là.
sont-ce tes dents que j’entends claquer?
… ou le nécessaire quart d’heure de chat d’une individualiste sur le point de rencontrer les pères fondateurs des communautés européennes. on y croit !
en direct live from the ghetto
lundi. 1h45 de sommeil au compteur. here we go.
mardi. “présentez brièvement le régime des dommages permanents de travaux publics“. ah ah. comme j’aime être fidèle aux consignes.
mercredi. journée off. en a presque profité pour rattraper son retard. presque.
jeudi. manque de mettre le plus naturellement du monde son dentifrice sur son peigne en voulant se brosser les dents. tout va bien.
vendredi. R.I.P. le première année pré-pubère qui jouait frénétiquement des castagnettes avec sa carte d’étudiant sur le bureau de derrière à cinq centimètres de ma tête en faisant la folle avec ses keupines.
autre chose? voyons voir…
ah oui. j’épouse quiconque fera en sorte que la colle des copies d’examen soit parfumée au cassis. parce que c’est presque aussi plaisant que de l’huile de foie de morue ce truc-là.
ou plutôt non. je promets de ne pas l’épouser. (et il est là le vrai cadeau.)
ready steady go!
H-9. et je suis tout sauf prête. la première bataille se livre demain matin et je suis autant armée qu’un nourrisson grand prématuré. on se demande bien où a pu passer l’Amazone. ahem. le pire étant que j’ai l’impression tenace de me liquéfier un peu plus à chaque fois que je lorgne du côté de mes cours.
bref. on va y aller façon kamikaze donc. en croisant les doigts pour que. et en espérant que le côté chat noir s’arrête aux portes de. oui, j’aime bien ne pas finir mes.
et puis ça m’apprendra à me poser des questions existentielles au lieu de réviser. d’abord. (pute!).
“mais nom de Dieu elles sont où les canettes de Red Bull qui étaient rangées là?!”