et mon psychiatre s’appelle Hervé
là, tout de suite, je déambulerais volontiers en talons de pute sur le parquet du couloir en me grillant quelques cigarettes. me demande pas pourquoi, j’en sais rien. je sais juste qu’il est 3h du matin.
au lieu de ça, je me suis levée et j’ai traversé l’appart’ dans le noir pour aller dans la cuisine boire un verre de lait froid.
mes journées sont mornes, mes nuits blanches.
ailleurs
ça fait un moment que ça couve. mais personne n’a voulu y prêter attention, moi la première. et comme toute chose qu’on néglige, elle finit par péter à la gueule de qui l’ignore. un jour, comme ça, sans crier gare. et quand ça explose, c’est douloureux, bien sûr, mais ça présente au moins l’avantage de remettre les yeux en face des trous.
il faut que je me casse. vite. loin.
je dois me retrouver seule avec moi-même, ne pas mettre qui je suis en veilleuse plus longtemps. m’aérer la tronche. me recentrer sur ce qui est vraiment important.
j’ai besoin d’air. j’étouffe.