le gros de l’orage est passé. pourtant je fais les fonds de tiroir à la recherche de miettes de motivation. en prévision des ondées résiduelles.
ce qui est dommage, c’est que certaines matières sont réellement intéressantes. mais je me découvre lassée de ce travail de longue haleine qui consiste à tenter de standardiser les cerveaux en milieu carcéral dès l’âge de 3 ans. cette manie de vouloir nous faire ingurgiter des pensées au lieu de nous apprendre à penser devrait pourtant les inciter à relire l’ami Manu.
l’enjeu, c’est donc de parvenir à la dernière page d’indigestes pavés en un minimum de temps. ça et tenir sans dormir jusqu’à jeudi.
alors seulement, je pourrai replonger dans des lectures autrement plus attractives. voir mon Aussie. appeler mon petit Suisse. me mettre une caisse. regarder le Super Bowl en mangeant des chips au poulet rôti.
il est des mots que l’on peine à oublier. des mots doux, des mots durs. des mots doux que l’effet du temps a durcis.
ils se cachent au fond du tiroir des souvenirs et profitent parfois du moment où l’on glisse vers le sommeil pour en sortir. alors, comme de vieux fantômes, ils viennent murmurer à l’oreille de celle qui s’endort lentement des choses qu’elle préfèrerait effacer.
hier justement, je m’étonnais d’y avoir échappé. les amis, la vodka et le tiramisu à la châtaigne avaient de toute évidence réussi à m’en tenir éloignée. et merci pour ça putain. je chérissais donc 2010 de cette trêve inattendue.
que nenni.
cette salope d’introspection a fini par pointer le bout de son nez avec 24 heures de retard. et voici la liste de ce que j’ai à moitié fait et surtout surtout de tout ce qui me reste à faire. vous en conviendrez, c’est peu banal de se taper une redescente sans prendre d’acide.
un jour, je casserai la gueule au temps qui passe.
je me suis laissée dire qu’aujourd’hui, je pouvais faire un peu ce que j’voulais. alors comme j’ai conscience de risquer la lapidation pour… ça, autant en profiter.