basta
17 décembre 2009
me, myself and I


moins de trois heures de sommeil à cause d’une greluche d’Australienne qui fait un gosse à un Allemand, puis à un Marocain et enfin à un Jamaïcain, avant de penser à leur réclamer des subsides devant ces bonnes poires de juridictions françaises. deux heures de cours aux aurores dans un bâtiment certes imposant mais défaillant question isolation thermique. les multiples pièges d’un Paris sous la neige (également gelé par les grèves intermittentes de la RATP) à déjouer. une journée de boulot dans la foulée avec des collègues aussi énergiques que s’il y avait eu juste avant que je n’arrive une distribution de méthamphétamine devant la badgeuse.

vu mon état général de ces derniers temps, il ne m’en fallait pas davantage pour mettre un genou à terre, là, entre mon cappuccino et cet insupportable comptable qui croit être payé pour faire de l’audit.


mais l’impatience pour le moins radicale de la nana lessivée présente au moins un avantage: elle n’a pas son pareil quand il s’agit de mesurer l’ampleur de ce qui est quotidiennement réfréné. ras la cuve de faire bonne figure sous prétexte d’honorer les valeurs qu’on m’a inculquées. d’essayer de préserver jusqu’à la nausée un vernis social bien inutile.

je reste persuadée que ceux qui ne prennent en considération que leur petite personne enterreront leurs pairs éduqués.

les jours prochains s’annoncent donc fastes en franchise et en réponses crues. dans l’espoir de les voir allégés en sources de contrariété. non que je souhaite allonger mon espérance de vie (ça ne m’a jamais traversé l’esprit), mais plutôt que je refuse de gaspiller mon temps au profit d’une belle brochette de butors au plafond bien bas.



(heureusement que le calendrier judéo-chrétien va bientôt me fournir une excellente excuse pour me raccrocher aux bulles de champagne.)







puisqu’il faut le dire
14 décembre 2009
souris de bibliothèque


“Devenir cynique, voilà le comble de la pudeur.”


(Emmanuel COCKE, Louve storée)