j’ai eu ma dose de relations foireuses je crois. les histoires bancales. dispensables. toxiques. stériles.
les plus frustrantes étant sans doute les histoires avortées. quand deux vies se télescopent si soudainement qu’elles finissent immanquablement par se fuir. celles-là je les vomis.
oui adieu, car je ne serai plus d’ici peu. entendons-nous bien: je ne suis ni une chochotte ni une hypocondriaque. mais là j’ai tellement mal que je suis prête à bouffer le premier qui passe trop près de mon bureau, derrière/sur lequel je suis pliée en deux.
si ça se trouve, c’est dû à une torsion ovarienne consécutive au développement d’un kyste. la péritonite me tend donc les bras et je vais tirer ma révérence dans d’atroces souffrances qui me pousseront à jurer comme un charretier. fauchée par mes propres œstrogènes. (ma mère m’avait pourtant prévenue que les féministes ont une espérance de vie réduite.)
non, je ne dramatise pas. je suis juste extrêmement douée pour l’autodiagnostic.
…
(ça y est, je commence à entrevoir une lumière céleste au bout d’un tunnel.)
une société simiesque, voilà ce que nous sommes. de petits singes, affolés comme durant les quelques secondes qui précèdent la première secousse sismique. qui courent dans tous les sens, se heurtent les uns aux autres et crient au milieu d’un chaos grandissant.
et j’ai dans l’idée que c’est précisément ce qui m’empêche de dormir tranquille.
dix jours débordant d’activités en tout genre, une Reine Mère sur le futon, quelques sorties, des confidences et une grosse cuite.
et ma capacité soudaine et brutale à créer une bulle de vide et d’apaisement au milieu du boxon quotidien et des virages qui finissent dans le fossé. (pour le moment, elle résiste cinq minutes avant éclater.) (mais on y travaille.)