me, myself and I
et puis, parfois, une journée jusque là plutôt merdique se transforme d’un coup de baguette magique en une soirée bulle de savon.
d’abord Caro passe se joindre à moi pour notre désormais traditionnelle séance “télé et Barquettes Trois Chatons”. puis un heureux zapping me permet d’assister au match RCT / Saracens et de chanter le pilou-pilou en choeur et en simultané avec les Fadas de Mayol (dont le chant est si souvent remonté de la rade jusqu’à mes fenêtres). un coup de fil toulonnais m’apprend ensuite que ma carte d’identité, égarée depuis deux jours (mes nuits ne comptent que trois heures ces derniers temps, je m’estime déjà heureuse de ne pas avoir perdu mes clefs dans le métro), vient d’arriver en bord de mer: un assureur de Laumière l’a apparemment trouvée et expédiée à l’adresse indiquée. au-delà de la paperasse que ça m’épargne, c’est réconfortant de constater qu’il y a encore des gens qui. je crois que je vais lui apporter au bureau les croissants du petit-déj’ demain. enfin Delph me prévient par SMS qu’un reportage sur ma décennie préférée passe sur la 2. me voilà donc partie pour une heure trente de Desireless, de victoire française à Roland Garros, de Jean-Paul Goude, d’épaulettes démesurées, de mur abattu à grands coups de masse et de brushings qui dépassent l’entendement. bref, l’époque bénie où mon père portait la moustache et des cravates pourpres en crochet.
pour une fois que l’inattendu est plaisant.