l’homme idéal porte un gilet jaune et bleu
toi, petit facteur quinquagénaire. discret et souriant. qui m’as souvent tirée du lit à grands coups de sonnette matinale. qui te marres gentiment à chaque fois que tu vois ma dégaine de vampire surgir de derrière la porte. qui déposes mes colis sur le perron en mon absence. dans ce renfoncement, à l’abri des regards. comme autant de petites surprises qui m’attendent à mon retour, parfois nocturne. toi enfin qui, par tes petites attentions, m’as prouvé à plusieurs reprises que le contact humain pouvait être agréable.
je te kiffe, mais quelque chose de violent.
dans l’oeil du cyclone
c’est plus des courants d’air qui me traversent la tête là, c’est plutôt une tempête tropicale. (sourde, la tempête.)
il est temps que je m’achète un ciré.
work in progress
soyons clairs: depuis des mois, tout ce que je “cuisine” ressemble immanquablement à du bortsch. un bortsch comestible, certes. mais du bortsch tout de même. et je suis plus que jamais persuadée qu’être perfectionniste et cordon bleu au quotidien relève de l’exploit.
en de rares occasions pourtant, j’ai l’impression qu’un lutin (un petit bonhomme ventripotent qui aurait la tête de Bocuse) vient s’asseoir sur mon épaule pour me souffler des recettes que j’imagine assez naïvement être les fruits de mon brillant et génial esprit culinaire.
ce soir justement, je crois que j’ai été touchée par la grâce. j’avais dans l’idée de faire suer des courgettes et de les assaisonner avec des herbes de Provence. mais c’était mieux que ça. bien mieux même.
depuis c’est affreux, je m’attends chaque seconde à découvrir Jésus assis sur mes chiottes.
parce que #27
parce que vouloir sans pouvoir.
parce que son mince instinct grégaire s’amenuise.
parce que Bridgette Dubois.
parce que l’importance que tu te donnes, c’est autant que les autres te refuseront.
parce que les joggers des Buttes.
parce que Röyksopp.
parce que.