ceci est un article sponsorisé par Glock
27 juillet 2009
wild wild web


jusqu’ici, le mécénat consistait à manifester son soutien à l’Art, le plus souvent en procurant une aide financière ou en passant commande d’une œuvre.

aujourd’hui, je me demande s’il ne serait pas plus judicieux de fournir une arme de poing chargée et une cible à poser sur la tempe à tous ces gens qui veulent leur démarche artistique mais masquent mal leurs visées mercantiles.







et vive les coups bas
27 juillet 2009
musicothérapie



ELODIE FREGE – La ceinture







“faites demi-tour… faites demi-tour… faites demi-tour…”
25 juillet 2009
me, myself and I


c’est précisément quand je n’arrive pas à choisir une direction que j’ai tendance à partir dans tous les sens.

hier n’était qu’un coup d’envoi.

ce soir j’ai envie de. boire. fumer. rire. pleurer. et.

oublier.


je commence à croire que seul Jayce est capable de conquérir la lumière.

(le lointain. demain. le bonheur.)







yelling walls
21 juillet 2009
me, myself and I


secretly


crédit photo: Delph’


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“je suis l’Inconscient de Coline.”
18 juillet 2009
me, myself and I


Tyler Durden avait tout pigé.

je me suis enfin décidée à appeler pour prendre rendez-vous. parce qu’au-delà du besoin, je sentais poindre une envie. ce que je n’avais pas prévu, c’est la liste d’attente d’un an. et son assistante de préciser que c’est en grande partie à cause des gens qui voudraient bien avoir une vraie raison de la consulter mais qu’elle dégage poliment au fur et à mesure tant ils n’ont rien à foutre là. tout ça parce que je vois les autres arriver à des kilomètres avec leurs questions usées jusqu’à la corde. tout ça parce qu’aucun n’a jamais réussi à me surprendre, à soulever les cailloux qui doivent l’être. alors oui, je sais qu’elle est bookée comme un ministre parce qu’elle est justement spécialisée, mais tout ce que je vois c’est qu’en un an j’ai le temps de me refaire l’intégrale de Lars von Trier. en VO. trois fois même. et je suis pas sûre que ce soit très bon pour ce que j’ai.

alors même avec une longue année devant moi, une ébauche de bilan m’a paru nécessaire. comme ça là, sans anesthésie. tant pis si ça fait mal. ou tant mieux, je sais pas et je t’avoue que je m’en fous.


je suis embarquée dans un Zodiac qui prend l’eau de toute part et dont le moteur refuse pour le moment de redémarrer. je ne sais pas précisément ce que je veux et j’identifie petit à petit ce dont je ne veux pas.

il y a quelques temps, j’ai rencontré sans y être préparée un mec. le mec. conne jusqu’au bout, je l’ai laissé filer, lui qui est désormais occupé à décompenser et à se laisser phagocyter par une radasse tout à fait quelconque. de mon côté, j’ai sabordé les histoires qui ont suivi et j’ai aujourd’hui encore un mal fou à trouver quoi que ce soit qui m’interpelle chez ceux que je croise. exception faite des cas psychiatriques en devenir et de ceux qui vivent à des milliers de kilomètres. il y aurait éventuellement un petit mec sympa, mais je crois que c’est son côté apaisant qui me plaît, et on n’essaie pas quelqu’un parce qu’il vous fait l’effet d’une camomille. et puis il est prof. il est prof et moi j’ai récolté hier matin des notes qui hurlent trois mots: QI d’huître.

en effet, et histoire que ce soit vraiment la dèche, le second semestre s’est avéré à peine moins calamiteux que le premier. à croire que ce M1 me débecte depuis le premier jour. alors oui, la peur de la réussite, toussa. mais ça n’explique pas tout. c’est peut-être juste l’horizon professionnel qui se dessine qui me rebute. ces gens (qui se prennent au) sérieux, tristement cartésiens et si souvent avides de reconnaissance. cette voie que j’ai choisie dans l’urgence et par dépit. socialement et financièrement, y’a sans doute pire comme avenir, je te l’accorde. mais question épanouissement personnel faudra clairement repasser. je voulais juste être une Spice Girl moi bordel.

quand je regarde ailleurs, c’est pour m’apercevoir que nombreux sont les autres également embourbés dans le purin existentiel. les plus chanceux ont encore la tête qui dépasse, c’est tout. juste assez pour balancer la bouche en cul de poule à qui veut l’entendre des “chi chi, cha va, je t’achure“. ben ouais tiens, on va te croire.

je sature un peu plus chaque jour de cette barre de lancement merdique.

je voudrais tant m’affranchir des conventions sociales et familiales.

tout ce que j’aurais voulu, c’est exposer des toiles dans un quartier à la cool de Frisco. et là je suis à ça de tout plaquer pour me casser jouer les standardistes/serveuses de café/préposées aux photocopies dans une petite galerie d’art contemporain de South of Market. ou de Chelsea tiens. et puis c’est pas comme si j’avais quelque chose à perdre tu me diras.

en ce moment j’ai besoin d’ailleurs, de lointain, d’inconnu. pas juste un road trip en santiags au Nouveau Mexique, non. ce serait bienvenu, note, mais il me faut un truc plus radical. j’ai envie de me perdre encore davantage en espérant me trouver au détour d’une route goudronnée.

en ce moment j’ai envie de quelqu’un qui m’aime pour deux aussi. qui accepte de regarder en face sans être pris de vertige mes zones d’ombre, celles sur lesquelles j’évite de trop poser les yeux. quelqu’un qui vienne se caler dans mon dos et parler à ma nuque endormie en prenant mes mains dans les siennes à quatre heures du matin. vois comme c’est con une fille au fond: ça a juste besoin pour continuer à avancer qu’on lui dise “tu me plais pour ce que tu es”. une bulle de douceur au milieu de tout ce foutoir en somme. ça et du sexe devant un David Lynch sur Arte.

ça fait 26 ans que ça dure. que je me demande où est ma place, celle où je pourrais enfin me dire “voilà minotte, c’était là, depuis le début“. et force est de constater que je n’ai toujours pas trouvé.

ça me fait penser à cette pancarte vue dans une vitrine du Marais: “partie de rien, arrivée… nulle part”.


il est trois heures du matin et j’ai envie de hurler.


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