
les clones sont aux portes de la ville. ou plutôt sur nos écrans. et c’est déjà bien trop. (nul besoin d’avoir cinq ans de bouteille pour faire ce triste constat.)
la nouvelle blogopute n’est pas une radasse péroxydée aux billets sponsorisés par Biactol, non. elle se contente de désigner son nombril, teeellement unique dans sa lutte quotidienne pour exister.
elle tient le même discours creux que toutes ses keupines virtuelles. elle abime les mots qu’elle emploie en les vidant de leur sens. elle écoute une “musique” qu’elle espère à contre-courant (qui te donne en effet envie de te flinguer, mais plus à cause de la platitude de l’ensemble que par la puissance des paroles). elle veut nous faire gober qu’elle se pose des questions métaphysiques en citant Nietzsche vautrée sur son canapé, un verre d’absinthe à la main. elle truffe ses billets de mots-chocs mais adresse à tort et à travers des “<3“, “ch’te kiffe“, “hugz” à sa Cour (presque exclusivement féminine, les mecs restant généralement hermétiques à ses jérémiades). elle joue les fines plumes méconnues, mais n’a jamais quitté le collège. elle fait mine d’aimer ses semblables, elles aussi gonflées à l’auto-satisfaction. mais au fond c’est sa petite personne qu’elle adule avant tout. masturbation intellectuelle, mégalomanie urbaine. elle simule le mal-être mais n’a pas la moindre idée du vertige que l’on ressent au sommet de la falaise. n’oublie pas ton parachute surtout.
elle se veut marginale mais ses actes relèvent d’un affligeant conformisme.
ce doit être flippant de ne voir que sa tête partout où l’on regarde.
qu’on m’achève si d’aventure je deviens une de ces droguées de l’ego.