free slaps
aujourd’hui, je me suis laissée piétiner la gueule comme rarement. (certains privilèges perdurant au-delà de.)
attention cependant, le prochain qui voudra essayer risque fort de se blesser avec le verre pilé encore dans ma bouche.
(j’applaudis des deux mains. du grand Art.)
EDIT: et pendant ce temps-là, je savoure des macarons à se taper le cul par terre. (comme quoi.)
L. I. F. E.

tant de choses à raconter, si peu à dire.
tout s’accélère. nouveau et ancien se télescopent. des liens se tissent, des deuils s’imposent. et là où certains ont tourné les talons, d’autres tendent les deux mains en silence. (toujours curieux d’ailleurs de constater à quel point ce qui donne envie de rester aux seconds fait fuir les premiers.)
tout s’accélère et moi je n’arrive pas à aligner trois mots.
je les connais pourtant bien ces phases de repli. “se mettre en boule dans un coin, laisser les gens passer et attendre son tour“. le plus souvent elles sont dues à la crainte de ne pas faire les bons choix. de ne pas choisir la bonne voie, les bonnes personnes. ce qui revient à se laisser crever bouffée par son propre poison, tapie dans l’ombre de celle qu’on aurait pu être.
il y a trois mois je suis partie en quête de moi-même. en réalité à la recherche de la petite fille dont j’ai lâché la main il y a trop longtemps. elle seule sait. elle seule saura. et j’ai l’impression qu’elle n’est plus très loin.
tout s’accélère et moi je garde les mains crispées sur le volant. j’essaie de serrer les virages en restant collée à l’asphalte.
en attendant j’espère que les braises du laid passé sous silence finiront par mourir asphyxiées. que les pousses du beau gardé secret s’épanouiront. (les deux peut-être.)
et s’il n’y avait rien à raconter? une alternance de caresses et de gifles, c’est bien ça la vie non?
crédit photo: BirdsAndTea, “Balloons and Powerlines” (via deviantART)