hug me (I bite)
je suis clairement une gamine en ce moment. plus que jamais même. de celles qui restent prostrées dans un coin de la cour de récré, trop occupées à pleurer à cause d’un manque cruel de câlins. mais qui distribuent pourtant des coups de pied rageurs à tous ceux qui tentent de s’approcher.
paradoxe, j’écris ton nom.
hellgirl
ligne 5. il y a 30 minutes. un type assis sur le strapontin d’en face. la trentaine. (qui lui va bien.) moi dans mon bouquin.
quand je lève les yeux, il me sourit. (sans les dents mais avec les fossettes.)
“vous me faites penser à cette fille sur les affiches d’Hellboy 2.
- ah bon?
- oui, vous savez: celles qui sont partout dans le métro en ce moment.
- oui, je sais. mais… pourquoi?
- mmm… les yeux.
- …
- l’air résigné.
- résigné? à quoi?
- je sais pas. à en découdre peut-être.
- …”
(ou comment j’ai piqué un fard et replongé dans mon bouquin.)