hang on little tomato
ça devait bien finir par arriver. j’aurai tenu quatre jours. oui, je sais, petit bras.
quatre jours avant le premier vrai coup de blues. celui qui lui donne un mal fou à serrer les dents le temps de rassurer sa mère (”mais si, je t’assure, je vais bien”). celui qui fait qu’une fois son masque posé sur la table de nuit, seule face à elle-même, elle s’écroule comme une vieille poupée de chiffon, les yeux rivés sur le plafond qu’elle ne verra bientôt plus. on fait moins la mariole là hein.
je dois être malade. à bien y réfléchir, se lancer dans le vide quand on doute à ce point de soi, c’est bon pour les kamikazes. pas pour les maniaques du contrôle.
et puis j’en ai marre de tout prendre de plein fouet dans la gueule. le bon comme le mauvais. comme si j’avais toujours été à vif.
merde. un monstre a du se glisser dans mon sac sans que je m’en aperçoive.
never explain, never complain

est-il nécessaire de le préciser?
ça y est. je commence à flipper. un peu (beaucoup).
d’abord ne pas oublier de s’oxygéner, c’est important. et puis je sais que les quatre heures de train de demain matin à écouter Amy, Beth et Pascale (et à apprendre par cœur le plan de la RATP qui ne quitte plus mon sac) devraient venir à bout de cette (si) légère appréhension. on se rassure comme on peut hein.
mais je crois que ce qui va le plus me servir, c’est paradoxalement ce qui ce soir encore me fait douter. devoir tout gérer seule. et avoir vu de potentiels (et somme toute assez logiques) soutiens se comporter efficacement quand il s’est agi de me compliquer la tâche. oui mais voilà: plus on m’entrave, plus je prends d’élan. dommage hein.
alors ne rien demander. pour ne rien devoir.
et surtout garder la tête haute. au moins jusqu’à ce que le quai soit déjà loin.
thus spoke the Buddha
un petit être plein de sagesse m’a confirmé un jour que certains des monstres de nos 25 ans avaient fini par se calmer quand on en a 29.
plus que 1224 jours donc.
prisme étoilé
j’ai beau chérir la nuit comme peu de choses ici-bas, elle ne me le rend pas toujours: c’est en son sein que certains soirs je prends la réelle mesure de vérités pourtant universelles. et les gifles émotionnelles qui vont parfois avec.
au programme hier: “on a beau lutter, notre condition humaine nous rattrape toujours”.
ce soir: “la vie est à l’image de la naissance et de la mort: solitaire”. le plus difficile étant de s’endormir seule ces soirs-là.
j’ai pas des masses hâte d’être à demain moi. (bizarrement.)
EDIT du 15 septembre: (à n’en pas douter)
parce que #16
parce qu’il y a 7 ans je sanglotais devant ma télé.
parce que la savoir ainsi me déglingue.
parce que le marché de l’art serait un bel abri.
parce qu’elle a fini tous les Blédina à la poire.
parce que tubes et pinceaux me démangent à nouveau. (apaisement ou résignation?)
parce que Juno.
parce que s’il continue je mets un contrat sur sa tête.
parce que.