in need of a mood revolution
14 avril 2008
me, myself and I


j’ai depuis quelques temps comme une profonde envie de tailler la route. vers nulle part. et seule.

je réalise que j’éprouve de la lassitude pour tout beaucoup de choses. et pour (presque) tout le monde. quant à ceux qui ne m’indiffèrent pas, j’ai le plus souvent envie de les pulvériser. à commencer par moi. d’ailleurs. besoin d’oxygène. de nouvelles têtes. d’en redécouvrir des connues aussi, mais dans un contexte radicalement différent.

bref. dans un état proche de l’Ohio. confortablement installée au creux d’une vague où l’humeur est tout sauf feng shui. réaction imminente de la principale intéressée réclamée de toute urgence donc. il est temps de.

première étape: inscription à des stages de taï-chi, qi-gong et sophrologie prévus cet été. ouais, je sais: j’ai peur de rien.

à part ça. un week-end camping sauvage en forêt entre nanas, avec soirée au coin du feu à faire griller des chamallows en sirotant de la vodka, serait fort apprécié. le tout emmitouflées dans de vieux plaids destroy, cela va de soi. quelqu’une…?

sinon. je serais bien tentée aussi par une semaine de retraite bouddhiste axée méditation avec silence de rigueur, en sous-bois et au milieu d’inconnus. si quelqu’un a un plan, qu’il envoie une fusée de détresse. je comprendrai…

let’s go and rescue her lost soul. now.



UH HUH HER – I see red







mortel boulevard sur une terrible planète
11 avril 2008
au drive-in


des pluies diluviennes, une nuit noire parsemée d’éclairs. le contexte rêvé pour une soirée cocooning donc. planquée au chaud sous la couette, un bol de Spécial K (chocolat noir bien sûr …what else?) à la main et un bon DVD dans la platine. et c’est parti…


en voiture Simone!!


Boulevard de la mort” et “Planète terreur” dans la foulée. ou comment avoir l’impression d’être au dernier rang d’un vieux cinéma de quartier ‘ricain, vautrée dans un fauteuil en cuir défoncé, à mater une bonne vieille série B.

le premier, petit bijou d’humour noir et de cynisme, se révèle violent, drôle, gratuit. et jouissif. un vrai défouloir. même un authentique psychopathe peut tomber sur plus cinglé(e) que lui.

le second, bien que visuellement plus trash, s’avère en réalité moralement plus sage. dérouiller du zombie dégoulinant pour sauver sa carne, quoi de plus légitime finalement?

une nouvelle fois, Quentin et Robert sont des amis plus qu’appréciables. eux aussi adeptes de la maxime “l’enfer, c’est les Autres” (© Jean-Paul).


faudra se remettre ça les gars.







parce que #5
10 avril 2008
parce que


parce que tu me pousses à lâcher les chiens.

parce qu’avaler des Skittles de travers a failli me tuer.

parce qu’il ne faut jamais chatouiller une fumeuse compulsive en sevrage, jamais.

parce que oui, l’herbe est nettement plus verte dans le pré du voisin.

parce que la Magic 8-Ball s’était trompée en fin de compte.

parce qu’il est urgent que tu sortes de ma vie.

parce que.







le chant de la pintade
08 avril 2008
me, myself and I


c’est drôle ce besoin que t’as d’aller faire ta vie le plus loin possible.

drôle? pas vraiment. lourd de sens? probablement. au moins autant que ta phrase l’est quant à ton degré de réflexion.

pauvre dinde.








apnée no-limit
06 avril 2008
me, myself and I


two sinking souls


je devais avoir cinq ans. presque tous les après-midis à la plage, j’allais sauter dans l’eau salée du haut d’un rocher qui piquait la pulpe des orteils, accompagnée du propriétaire de l’exemplaire original d’un de mes chromosomes X. mais cette fois, au lieu de le voir me repêcher dès ma réapparition à la surface, j’ai eu la désagréable surprise de m’apercevoir qu’il était à plusieurs mètres de moi. et pas franchement affolé en plus. fichtre.

grand moment de solitude donc. pas de panique, étrangement. CQFD diront certains.

et lui, tout sourire, de me lancer calmement “allez, allez! si t’arrêtes de bouger, tu coules à pic. alors choisis, et vite…!”. la troisième option consistant à le maudire, bien entendu.

c’est alors que je m’aperçois que mes bras remuent en mode auto-pilot. m’évitant ainsi de couler.

et lui encore, tout fier, de me dire: “ben voilà, t’as compris! il faut d’abord réussir à flotter, le reste viendra après!”.


… je n’ai saisi que récemment la polysémie cachée derrière ses mots.