parce que #7
28 avril 2008
parce que


parce ce qu’après tout ce n’est qu’un pauvre mec.

parce que le “je” est d’une infinie complexité.

parce que toi.

parce que je suis sure qu’il y a un monstre sous mon lit.

parce que le Droit l’aide à se redresser.

parce que.







en direct de la quatrième dimension
26 avril 2008
me, myself and I


semaine de reprise sur de nombreux fronts. y’a des jours comme ça.

nouvelle plongée au milieu des fous donc. je parle des vrais malades hein. de ceux qui pensent être “normaux”. aspect positif: constater qu’on est plus seule à être “originale”. aspect beaucoup moins positif: s’apercevoir qu’on aurait préféré le rester.

j’aurai quand même appris ces derniers jours à traire une chèvre, à m’adresser à un gamin sans tête, à baratter pour fabriquer du vrai beurre et à parler métaphysique (des tubes) avec un âne. le tout en moins de 24 heures.

j’ai même vu une vraie pintade. celles que j’avais croisées jusque là étant plus… sophistiquées.

(et pour ceux qui se poseraient la question: non, je ne suis pas sous l’emprise d’une quelconque substance prohibée.)

j’s’rais quand même curieuse de savoir ce qu’on a pu mettre dans le biberon de tous ces gens.








luminous funeral
22 avril 2008
me, myself and I


s’aventurer à tâtons dans un obscur tunnel. se remettre en question. douter.

et puis soudain apercevoir quelqu’un allumer une lanterne dans un recoin de ce tunnel. alors cette petite loupiote qui danse au loin semble vous dire “je t’entends“.

c’est ainsi qu’hier soir j’ai trouvé sur le rebord de ma fenêtre une luciole, arrivée à point nommé.

merci à toi. pour la lumière.

(… et le frigo bien sûr.)







vacuum-packed
19 avril 2008
me, myself and I


aujourd’hui aura été un jour sans. c’est l’incompétent marchand de sable de cette nuit qui l’a emporté, c’est sûr. sans grain de folie. cette coquetterie des désespérés qui essaient de rendre leur quotidien un peu moins morose. qui entretiennent l’illusion en partageant leur masque. qui mettent en scène leur vie, à défaut de la vivre. cette étrangeté qui fait dire à Mathilde dans la cour de l’école que Coline est un clown. ce refus de résignation aussi, qui pousse à toujours tenter de se persuader que demain sera meilleur. rêve ma grande.

il est des jours, donc, où le clown a le réveil triste. sans savoir pourquoi. et au fond, trouver une explication, ça changerait quoi? rien du tout. c’est alors que la mascarade laisse place à la lucidité. et mer-de. on se traine dès le saut du lit une sale envie un lourd besoin de chialer. l’existence revêt son vrai visage. celui d’un paysage lunaire. inhabité et inhabitable. et le bouillonnement intérieur n’est plus. parti sans laisser d’adresse.

de mémoire, j’ai toujours été en colère. peut-être parce que je me débats depuis le début avec ce que je ne veux pas que la vie soit. et qu’elle est pourtant. quelle conne. on a pas idée de se battre contre des moulins à vent. mais cette masse d’énergie viscérale, parfois si violente qu’elle en est difficilement contrôlable, se transforme certains jours en une sorte de trou noir. engloutissant tout sur son passage. un vrai vide intérieur. comme un astre en perdition qui s’écroule sur lui-même.

c’est donc ça: je dois avoir un soleil dans le ventre. holy fuckin’ shit. j’aurais préféré l’avoir dans le cœur…


COCOROSIE – Bisounours







parce que #6
17 avril 2008
parce que

parce que même la Terre est bipolaire.

parce que vivre ou mourir, il faut choisir.

parce qu’elle et moi partageons un frigo depuis peu.

parce que je suis née intolérante à moi-même.

parce que Dexter is my henchman (beware!).

parce qu’elle me manque.

parce que le Tabasco va avec (presque) tout.

parce que.