l’école est finie. (il était temps.) je vais enfin pouvoir profiter, et faire toutes ces choses pour lesquelles le temps me manquait. mais le début des vacances sonne différemment cette année: je devrais être ailleurs à la rentrée. pour moi aussi l’école est finie.
j’ai donc dit au revoir aux gnomes. cinq ans de moyenne d’âge et parmi les personnes les plus intéressantes que je connaisse.je crois qu’ils ont gardé un morceau de mon cœur. à leurs maître(sse)s aussi. au milieu de qui j’ai débarqué avec quelques préjugés. j’avoue. mais dont j’ai constaté au fil du temps la réelle implication personnelle dans la réussite de leurs élèves. des gens foncièrement bons et à la conscience professionnelle irréprochable.
j’aurai appris quantité de choses à leurs côtés. humainement parlant notamment.
je crois je sais que petits et grands vont me manquer. beaucoup. (trop peut-être.)
où le réveil est douloureux. personne à ses côtés. ou (pire) n’importe qui. aucune envie d’y aller. de faire genre. même si ça revient au fond à faire comme hier.
y’a des matins comme ça.
où on se dit que pleurer à peine levée, ça n’est quand même pas très normal. que ce serait bien de pouvoir répondre au premier qui posera la question que pour quelqu’un qui a peur de passer à côté de sa vie, ça ne va pas trop mal en fait, merci.
y’a des matins comme ça.
où on a l’impression de porter le poids du monde sur ses épaules. Atlas is overloaded. alors qu’en fait on est juste arrêtée à un feu rouge en allant bosser.
y’a des matins comme ça.
où on pense que ce sera terrible si une fois les buts atteints, ça ne va pas mieux.
(j’aimerais d’ailleurs comprendre comment une robe blanche transforme malgré elle en cascades les joues d’une nana qui pleure aussi souvent qu’il neige à Marseille. non mais des fois.)
EDIT du 29 juin: des mariés magnifiques, un maquillage waterproof endurant, une journée et une nuit mémorables, un retour vers 6h45 et deux certitudes: mes amis sont des gens fantastiques et… le rhum saymal. (traymal.)